mardi 3 mai 2011

Vautours à Rémuzat

23 et 24 avril 2011

Depuis le temps que nous entendions parler du fameux rocher du Caire et des vautours au dessus de Rémuzat... Nous avons fini par y aller. On prend une petite route fort étroite qui part de Saint May, on se gare au terminus, puis il y a un bon quart d'heure de marche, et l'on débouche au bord de la falaise,  juste au dessus de Rémuzat.
Même sans vautours, le site est magnifique.



Le village de Rémuzat, à nos pieds.

Bientôt, un vautour nous survole.

Puis, c'est un festival : les vautours (que nous ne voyons pas, perchés dans la falaise en dessous de nous) se jettent dans le vide.

Un premier passage, il sont au dessous de nous.




Un deuxième passage et ils sont à notre hauteur.

Celui-ci survole le village.


Un petit clin d'oeil pour saluer les photographes.


Déclenchement d'un virage :
extrémité d'aile relevée d'un côté, abaissée de l'autre. On n'en voit pas plus, et encore, il faut y prêter attention.


Nouveau virage, un troisième passage, et ils sont déjà au dessus de nous.




Ce qui m'a le plus frappé dans le vol des vautours, c'est leur élégance, la pureté de leurs trajectoires, l'économie de mouvements. Pas un battement d'aile, rien que l'exploitation des ascendances. Leurs virages se font sans un mouvement apparent, simplement en élevant les rémiges d'un côté, et en les abaissant de l'autre, comme des ailerons sur un planeur. Suprême marque d'élégance, dans les virages, les ailes s'inclinent, mais la tête reste horizontale.
Lorsqu'ils sont en phase de gain d'altitude, les rémiges sont écartées au maximum et leur vitesse assez faible. Leurs ailes paraissent alors rectangulaires, avec au bout, les rémiges en éventail.
Dans les phases de transition, ils rapprochent progressivement les rémiges, et s'ils ont besoin d'aller vite, elles se touchent, et les extrémités d'ailes deviennent pointues. Leur vitesse devient alors invraisemblable.
Les phases de descente sont impressionnantes : le vautour sort d'abord les pattes en guise d'aérofreins, bascule en avant les ailes mi-repliées, puis c'est un piqué ahurissant à 45 degrés.

Et pour les photographier ? Eh bien, en vérité, pas besoin d'être un ornithologue, ni de posséder un matériel extraordinaire. Les vautours sont actifs dès que les conditions aérologiques leur sont favorables. De plus, ils peuvent passer très près si bien qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un puissant téléobjectif (par contre, il faut alors parvenir à les garder dans le viseur). Disons plutôt qu'il faut bien maîtriser son appareil photo : savoir le mettre en autofocus continu, mise au point sur un seul ou plusieurs collimateurs selon les cas, et corriger l'exposition dès que le vautour se détache sur le ciel. Après, les vrais pros doivent savoir à quelle heure se présenter pour avoir une belle lumière, un beau reflet sur les ailes...

Nous avons vu surtout des vautours fauves, quelques vautours moines, et un vautour percnoptère.

Quand les vautours sont au repos naturel ou forcé, on trouve toujours à s'occuper. Beaucoup de fleurs, de papillons.




Ca, c'est tout simplement du thym fané :

Le rocher du Caire ne nous a vraiment pas déçus. Si vous voulez voir un spectacle naturel grandiose, allez-y sans hésiter. Je recommande tout particulièrement le voyage aux modélistes adeptes du planeur. Juste un conseil : éviter les jours de temps maussade. Les vautours ne volent que s'il y a de fortes ascendances, qu'elles soient thermiques ou dues aux effet de pente.

1 commentaire:

  1. Super Jean-Claude!
    Vivement l'année prochaine que j'aille les voir moi aussi!

    Salutations photographiques
    Vianney

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